“Les A” de Katie Hahn

April 25th, 2007 by amiryd

Les A





Madame et Monsieur A sont assis, l’un à coté de l’autre, dans un sofa au milieu de la scène. Les deux sont assis dans une manière très rigide et, bien que ses cœurs débordent avec l’émotion, ils regardent les spectateurs avec des visages sans sentiment. Pendant la scène ils parlent avec des voix monotone.



Mme A

Je veux pleurer.





Monsieur A

Pourquoi est-ce que tu es triste?





Mme A

Je ne suis pas triste.





Monsieur A

Moi aussi, je suis triste, ma chérie.





Mme A

Est-ce que tu me demande pourquoi je suis triste?





Monsieur A

Non, je ne te demande pas.





Mme A

Oui, j’ai pensé que tu m’as demandé.





Monsieur A fait un signe de tête affirmatif. Ou peut-être il fait non de la tête. On ne sait pas.



Mme A

C’est parce que mes chaussures sont trop larges.





Monsieur A

Je suis très heureux que tes chaussures sont la bonne taille.





Mme A

Oui, et elles sont si belles.





Monsieur A

Je suis d’accord avec toi.





Le silence ou le bruit.





Monsieur A

Il faut que je dise que c’est trop triste que tes chaussures sont si serrées et si moche.





Mme A

Oui, c’est vrai que mes pieds sont tellement larges.





Monsieur A

Mais tu as un nez large, donc tes pieds petits peuvent être pardonnés.





Mme A

C’est probable que mon nez petit est évidence de mon intellect immense.





Monsieur A

C’est possible que ça soit pourquoi tu es aussi stupide, ma chérie.





Mme A

Merci beaucoup mon amour. Tu es trop gentil.





Monsieur A

Oui, mais malgré ma gentillesse, je veux pleurer.



Mme A

Pourquoi est-ce que tu es triste?





Monsieur A

Je ne suis pas triste.





Mme A

Moi aussi, je suis triste, ma chérie.





Monsieur A

Est-ce que tu me demande pourquoi je suis triste?





Mme A

Non, je ne te demande pas.





Monsieur A

Oui, j’ai pensé que tu m’as demandé.





Mme A fait un signe de tête affirmatif. Ou peut-être elle fait non de la tête. On ne sait pas. Mais c’est probable qu’elle songe à frapper la tête de Monsieur A.





Monsieur A

C’est parce que mes chaussures sont trop larges.





Mme A

Je suis très heureux que tes chaussures sont la bonne taille.





Monsieur A

Oui, et elles sont si belles.





Mme A

Je suis d’accord avec toi.





Le bruit ou le silence. Les spectateurs ne peuvent pas savoir.





Mme A

Il faut que je dise que c’est trop triste que tes chaussures sont si serrées et si moche.





Monsieur A

Oui, c’est vrai que mes pieds sont tellement larges.





Mme A

Mais tu as un nez large, donc tes pieds petits peuvent être pardonnés.





Monsieur A

C’est probable que mon nez petit est évidence de mon intellect large.





Mme A

C’est possible que ça soit pourquoi tu es aussi stupide, ma chérie.





Monsieur A

Merci beaucoup mon amour. Tu es trop gentil.





Monsieur A

Oui, mais malgré ma gentillesse, je veux pleurer.





La conversation entre Mme et Monsieur A répète dans ce cycle pendant que le rideau tombe.



Ou pas.

La scène de Cassandre

April 25th, 2007 by amiryd

Une fille est assise sur un canapé très noir. Elle a des yeux très verts et très grands. Ses cheveux sont longues et noirs. Sa peau est d’une clairté admirable. Ses lèvres sont roses comme les roses. Elle a une taille de guêpe. Elle est moche. Elle
s’appelle Belle. Son mari, Jean, est en train d’écrire a son bureau qui se trouve dans la même chambre que le canapé ou Belle est assise.

Belle: Mon amour!

Jean: Ouuui?

Belle: Si c’est possible, si ça ne te gênes pas, enfin, si tu es bien sûr que ca ne te déranges pas, pourrait tu me donné des raisins ?

Jean: (après un moment de réflection) Après avoir réfléchit, je me suis décidé que je peux aller à la cuisine et te chercher des raisins. (Il ne se lève pas).

Belle: Oh, mon amour! Je voix bien que tu m’aimes.

Jean: (Il sourrit) Certes. Je t’adore.

Belle sourrit. Elle lui envoye un bisou. Elle continue a lire. Il continue a écrire. Soudain, Belle tousse.

Jean: Ouuui?

Belle: C’est que… je.. ne suis pas d’accord avec ce que tu dis la dans ton bouquin.

Jean: Lequel?

Belle: Numéro 17 1/2.

Jean: Ah, le fameux 17 1/2. Alors.. qu’est ce que tu ne comprends pas ma biche?

Belle: Eh bien.. tout.

Jean: (il enlève ses lunettes [car, il porte des lunettes]) Mon amour. Il faut comprendre que moi, je suis capable de comprendre de telle chose, tandis que toi, tu est encore plus capable. C’est très clair que tu ne vas pas comprendre les idées cérébral
qui se trouvent dans 17 1/2. (Il sourrit) Mais je t’aime toujours.

Belle: (elle sourrit). Oh Jean. Tu as raison.

Après un moment, elle pleure.

Jean: Mais qu’est ce qu’il y a! (Il va vers le canapé)

Belle: Je ne pense pas! Je manque le capacité d’avoir des idées!

Jean: (Il sourrit encore) Mais non chéri..

Belle: Si!

Jean: Allons, allons. Je vais te montrer que tu as tort.

Belle: Comment?

Jean: Écoutes.. Est tu vivantes?

Belle: (Elle ferme ses yeux) Heu.. Oui. Au moins, je pense que oui. Mais la réalité n’éxiste pas. Nous sommes tous dans un rêve collectif.

Jean: C’est un question de oui ou non chéri..

Belle: Eh bien- oui. Peut-être.

Jean: Disons oui.

Belle: D’accord.

Jean: Alors, encore une fois. Est tu vivantes?

Belle: (très rapidement cette fois) Oui!

Jean: Alors tu penses. (Il lui donne un coup d’oeuil).

Belle: Comment?

Jean: “Je suis, donc je pense.” C’est une idée dont je ne penses pas que tu a eu l’occasion d’apprendre.

Belle: C’est vrai. Oh Jean! Tu es si brillant.

(Jean l’embrasse sur son front)

Jean: Tu te sens mieux maintenant?

Belle: Beaucoup mieux.

Jean: Bon! Je dois finir le numéro 19.

April 20th, 2007 by amiryd

Alec Barrett
Théâtre
Mme Amiry
17/4/07

La Puissante Nuit

La scène est un banc dans un parc. Il est nuit, mais personne ne le sait, à cause des lumières fortes à côté de la trottoir. Deux hommes y sont assis. Il y a deux arbres sur scène. Il y a un autre arbre qui n’est pas sur scène. Un homme ne porte ni pull ni manteau; celui est très agé. L’autre qui a entre dix et quarante ans, n’a pas de chapeau. Luc, celui sans chapeau a un petit radio à côté de lui, dont il entend les nouvelles. L’announceuse parle vitement au sujet d’un oration que le President a donné hier soir.

CHARLES
Juju m’a dit que tu aimes cette chanson.

LUC
Je déteste cette chanson.

CHARLES
Alors, je l’aime bien aussi.

LUC
Et je n’aime pas le chanteur non plus. Son voix semble comme un agneau qui meurt.

CHARLES
Je crois que son voix est très belle.

LUC
Avez-vous jamais vu un photo de lui? Il est si laid.

CHARLES
Toi…es-tu homosexuel?

LUC
Non! Pas du tout! Mais je n’aime pas des femmes.

CHARLES
Donc qui trouvez-vous beau?

LUC avec un ton sarcastique
Toi, Charles. Tu es belle.

CHARLES
Je crois que tu es homosexuel.

LUC
Je crois que ton pull est assez moche que cette chanteur.
CHARLES
Ce pull ci m’a couté deux cents Euros, connard!

LUC
Ma montre m’a couté deux cents euros aussi.

CHARLES
C’est un montre! Regard, ta montre est or avec des diamonds!

Ne comprenant pas un seule mot que Charles a dit, LUC
Je ne comprends pas un seule mot que tu dis.

CHARLES
Quand est-ce que Juju a dit qu’elle arriverait?

LUC
J’oublie, c’est toi qui a parlé avec elle recemment.

CHARLES
Oui, c’est vrai. Elle a dit qu’elle arriverait a onze heures onze.

LUC
Et, bien? Quel heure est-il?

CHARLES
Alors, montre-moi ta montre.

LUC
Chapeau-moi ton chapeau.

Charles lui donne le chapeau qu’il ne porte pas.

CHARLES
Il est onze heures douze.

LUC
Elle est en retard. C’est bizarre, elle est toujours à l’heure.

CHARLES
Elle est toujours en retard, ça c’est normal.

LUC
C’est faux, hier elle était à l’heure.

CHARLES
Hier elle est arrivée trois heures en retard.
LUC
Eh, bien, elle arrive.

Une très belle femme, Juju, entre. Elle tient un livre qu’elle lit, donc elle ne voit pas où elle promène. Le livre est inverti. Il n’y a pas des mots sur page, mais il y a un titre. Le titre du livre est “Comment j’ai essayé d’ecrire mon histoire mais la nuit était trop puissante!” Les yeux de Juju sont bruns, et ses cheveux aussi. Elle portait un pull marron très cher.

LUC
Elle ne voit pas où elle promène.

Juju commence a promener dans des circles autour du banc.

CHARLES
Sait-elle que nous sommes ici?

LUC
Peut-être pas. Appelle-t-elle.

CHARLES a Luc
Peut-être si j’appelle à elle, elle va repondre. Je crois que je vais appeller à elle.

LUC
Avant d’appeller a elle, permets-moi a vous introduire. Juliette, je presente mon ami Charles. Charles, c’est Juliette.

CHARLES
Eh bien! Je viens de vous introduire hier soir! Je connais longtemps Juju, c’est toi qui la ne connais pas.

LUC
En tout cas, il faut que tu sois poli! Introduis-toi! Donne ta main!

CHARLES
Juju, je t’appelle. Es-tu là?

JUJU a Charles
Peut-être si j’ignore les appelles de Charles, il ne me reconnaîtrait pas. Il croyerait que je suis quelqu’un d’autre.

CHARLES
Je songe si cette personne est meme Juju! Elle semble comme Juju, mais peut-être qu’elles ne sont pas les memes personnes.

LUC
No, no. C’est Juju. Après douze ans, je connais très bien ma femme.

Juju cesse de promener. Elle tourna sa tête vers la radio, et elle l’écoute.

a Luc, JUJU
Tu aimes la musique?

LUC
Ceci n’est pas la musique! Ce sont les informations, et on discute l’oration de la President. Mais Charles ici ne le sait pas, il croit que c’est un chanson fameux.

JUJU
Alors, je ne vais pas lui dire la verité.

LUC
Merci. Que crois-tu de la President?

JUJU
Bien sur qu’il ne peut pas augmenter la tax comme ça, surtout pas pendant une guerre. La santé publique est très forte, mais on a besoin des trens plus rapides.

La tax est très, très petite, il n’y a nulle part une guerre, et les trens sont les plus rapides du monde. Aussi, hier dans son oration, le President a announcé la fin de la programme pour la santé publique national.

LUC
Je suis complètement d’accord avec toi.

CHARLES
Pas moi. C’est ridicule. Les trens sont trop rapides—c’est dangereux! Et la tax est si petite!

La prochaine nouvelle est au sujet de la morte d’un chanteur très fameux, Charles Trenet. Les trois personnages sont tous choqués, et chaqu’un halete.

LUC
C’est dommage. Je l’aimais bien.

JUJU
Je l’aimais comme-ci comme-ça.

CHARLES
Je le detestais.

Mais ce que Charles ne dit pas est qu’il est vraiment Charles Trenet, qui n’est pas mort. Celui qui est mort, d’après les informations, est Charles Trunet, qui est aussi chanteur.

JUJU a Luc
Salut, je m’appelle Juliette, comment ça va?

LUC
Non, non, Juliette, je suis Luc, ton ami. C’est Charles que tu ne connais pas bien. Je te l’ai presenté hier soir.

JUJU
Hier soir j’étais aux Etats-Unis.

CHARLES
Est-ce que c’est vrai?

LUC
Mais maintenant tu n’est pas aux Etats-Unis, n’est-ce pas?

JUJU
Oui, je suis ici.

CHARLES
Ah, j’ai presque oublié, tu as laissé ton pull a la soirée hier soir.

JUJU
Mondieu, mon pull! J’adore ce pull, c’est mon favori, est il est si cher. Merci, Luc, pour l’avoir trouvé.

LUC
C’est moi qui l’a trouvé, Juju, mais je l’ai donné a ton ami, Charles, pour le te rendre. J’espère que tu me crois.

CHARLES
Il faut que tu ne le crois pas. Il dit la verité, mais tu ne peut pas le croire.

JUJU
C’est dommage, la verité est si difficile a trouver ces jours.

Luc commence a pleurer.

CHARLES
Tait-toi, idiot!

JUJU
Soit calme, mon petit. Tout sera bien.

CHARLES
Oui, mon petit, ne pleure pas.

Charles offre son main a Luc, qui le prend.

LUC
Merci, mon ami. C’est juste que je crois que j’ai perdu mon pull.

CHARLES
Allons-y, mon cheri. Laissons-nous cette femme bizarre. C’est presque l’aube.

Ils levent ensemble et sortent. Juju tourne pour ne pas voir Charles et Luc. Elle prend sa livre et commence a lire. Il y a des mots sur page maintenant. Elle commence a chanter avec la radio, qui reste sur le banc, et qui maintenant decrit les temps pour le jour suivante. Le soleil monte dans le ciel.

“Personnages” d’Emma

April 20th, 2007 by amiryd

Emma Racine
4.17.07
Français
Personnages:

Michel
Guy
(Louise)

Scène 1

Une chambre petite et coincée.  Un lit, petit et en bois.  Guy, endormi, ou peut-être pas, a coté de Louise, sa femme, aussi endormie, ou peut-être pas, dans leur lit.  Ses couvertures le tiennent chaud.  Ou peut-être il n’a pas chaud.  S’il est endormi, il rêve, ou peut- être pas.  La porte de la chambre s’ouvre.  Entre Michel.  Il est debout, au pas de la porte et sourit.  Il est très content parce que les pâtes qu’il a mangé comme dessert étaient très bonnes.  Il se retourne et frappe le derrière de la porte.

Guy, se réveillant
Eh ! Qu’est ce qui ce passe ?!

Michel, souriant 
Rien, j’ai juste fini mon dessert.  J’ai bouffé des pâtes.  Je rentre chez moi pour la nuit.
Un silence.  Guy s’assied dans son lit.

Guy
Alors, rentrez chez vous, j’essaie de rêver.

Michel
Vous rêvez déjà.  Levez-vous et sortez de mon lit pour que j’y puisse dormir!

Guy
Quoi ?

Michel marche vers le lit.  Il parle lentement
Vous etes dans mon lit.

Guy
Non. Ce lit n’est pas votre lit, c’est le mien.  Je l’ai acheté quand je suis allé acheter des légumes il y a trois ans, hier.

Michel
Non, je crois cela fera trois ans demain, n’est ce pas ?

Un silence.  Guy pense.

Guy
Ah oui, vous avez tout a fait raison.  Demain il y a trois ans je suis allé acheter une chaise et un lit.

Michel
Attendez, vous avez dit des légumes et un lit.  Maintenant c’est une chaise ?

Guy
Non, des légumes

Michel
Ah oui, des légumes. Mais, non ! Ce lit ici, c’est mon lit. J’habite dans cet appartement, dans cette chambre.

Un silence.

Guy
Non, ce n’est pas vrai.  Moi, j’habite dans cet appartement, dans cette chambre, avec ma femme, Louise.

Michel marche vers la fenêtre.  Il s’assied sur la chaise que Guy avait achetée il y a trois ans.

Michel
Il y a vingt ans que j’habite ici.  Et Louise, elle est ma femme.  J’ai déménagé de ma maison dans les banlieues avec elle et nous avons acheté cet appartement.  On a  amené ce lit avec nous et on l’a mis de ce coin la, parce que la lumière de la fenêtre baigne le lit dans l’après midi.

Guy
En fait non, pas exactement.  La lumière est maintenant bloquée par l’autre immeuble qui a été construit il y a juste deux jours.

Michel regarde d’hors.

Michel
Ah oui, c’est vrai.  L’immeuble est la depuis que j’habite ici.  Vous avez raison.

Un silence.  Michel marche vers le lit.

Michel
Mais en tout cas, je suis crevé alors si vous pouviez vous levez de mon lit ce serait bien gentil.

Guy
Je voudrais bien, Monsieur, mais moi aussi je suis fatigué et le problème c’est que ce lit est a moi.  Alors je vais m’endormir si ça ne vous dérange pas.

Michel, se fâchant
Ah non ! Je vous avais juste expliqué que cet appartement et ce lit m’appartiennent ! Et vous etes allongé à coté de ma femme.

Guy
Ah oui, c’est vrai.  Mais, moi je viens de vous expliquer que ce lit m’appartient depuis trois ans.

Michel
Ah, oui.  Vous aviez acheté le lit avec la chaise.

Guy
Non, les légumes.

Michel
Ah oui, la chaise.

Guy
Oui.

Un silence.

Michel
Mais, Louise est ma femme.

Guy en regardant Louise, souriant :
Cela fait vingt ans que nous sommes mariés.  On habitait la banlieue et puis on a déménagé ici dans cet appartement.

Michel
Mais ça fait trois ans que vous habitez ici, vous m’aviez dit.

Guy
Non, ça fait trois ans qu’on a acheté le lit.  Mais ça fait vingt ans qu’on habite ici.

Michel
Ah ! Je comprends.  Oui, moi aussi ça fait vingt ans que j’habite ici.

Guy
Avec votre femme Louise.

Michel
Avec ma femme Louise.

Un silence

Guy
Eh bien, je suis très fatigué maintenant alors je vais me coucher, vraiment cette fois si.  Dans mon lit.  Ici.

Michel
Oui, moi aussi.  Dans mon lit.  La.

Guy
Dormez bien.

Michel
Vous aussi, Monsieur.

Guy se réveille, a moins que…il était déjà réveillé.

“Le Match” de Chris Spaide

April 20th, 2007 by amiryd

Le Match
de Chris Spaide

Personnages :

M. Saint-Nicolas
M. Saint-Claus

La scène est à une fête d’une certaine Mme. Frost. Tout à l’heure, elle va annoncer ses fiançailles.

Le rideau lève. Il n’y a rien sur scène, parce que l’auteur a une imagination pauvre. On peut entendre l’activité de la fête, mais à ce moment on ne voit personne.

Les deux hommes entrent. Ils sont des hommes distingués, avec des monocles et des muscs forts. Ils se voient, ils s’approchent, et ils s’inclinent cérémonieusement. Une cloche sonne bruyamment, comme une cloche qui sonne dans un match de boxe pour signaler le début.

M. Saint-Nicolas

Bonsoir.

M. Saint-Claus

Bonsoir.

Les deux se serrent la main.

M. Saint-Nicolas

Comment vous-appelez vous, monsieur ?

M. Saint-Claus

Je m’appelle M. Saint-Claus ; je suis un bon ami de Mme. Frost.

M. Saint-Nicolas

Je suis M. Saint-Nicolas ; je suis un bon ami de Mme. Frost aussi.

M. Saint-Claus

Enchanté de faire votre connaissance, Monsieur.

M. Saint-Nicolas

Non, Monsieur. Le plaisir est à moi.

Les deux s’inclinent cérémonieusement. Après un moment, ils s’inclinent une autre fois.

M. Saint-Claus

M. Saint-Nicolas, votre nom est vraiment joli. C’est un plaisir d’avoir une bouche, afin que je puisse dire votre nom. Il roule sur ma langue comme un mouton roule sur des collines douces d’Écosse.

M. Saint-Nicolas

M. Saint-Claus ! C’était une comparaison merveilleuse ! Je vous applaudis… vous êtes, sans doute, un vrai poète. Certainement, vous êtes plus poétique que moi.

M. Saint-Nicolas s’incline.

M. Saint-Claus

Mais, M. Saint-Nicolas, votre nom est si poétique. Je suis sûr que vous êtes poétiques aussi, et, probablement, plus poétique que moi. C’est un honneur d’être dans cette chambre, dans la présence d’un poète tellement doué.

M. Saint-Claus s’incline.

Un des spectateurs vient d’arriver. Il est en retard. Sa femme est furieuse. Ce soir, il dormira sur le canapé. Les enfants ne comprendront pas.

M. Saint-Nicolas

M. Saint-Claus, vous êtes trop poli.

M. Saint-Claus

M. Saint-Nicolas, je dirai que c’est vous qui êtes trop poli.

M. Saint-Nicolas

Je suis désolé que je doive être en désaccord avec vous,  M. Saint-Claus, mais vous êtes plus polis que moi. D’ailleurs, vous êtes plus humbles que moi. C’est une vraie bénédiction de vous connaître, Monsieur.

M. Saint-Nicolas tombe à ses genoux. Un arbre tombe dans la forêt mais personne ne l’entend.

M. Saint-Claus, choqué

Non, non… s’il vous plait… vous êtes facilement plus polis que moi, et plus humble que moi aussi.

Tout d’un coup, M. Saint-Claus remonte M. Saint-Nicolas, et M. Saint-Claus tombe à ses genoux. La forêt tombe sur une personne mais un arbre ne l’entend pas.

M. Saint-Nicolas

M. Saint-Claus ! Vous êtes facilement plus humbles que moi ! Je suis indigne de ce traitement !

M. Saint-Claus

Non, non, M. Saint-Nicolas. Je suis plus indigne. Je vous demande pardon.

M. Saint-Nicolas

M. Saint-Claus, je crois que nous devons rester sur nos positions respectives ; ça vaut mieux, je pense.

M. Saint-Claus, montant

Vous avez raison.

M. Saint-Nicolas

Oui, j’en ai trois.

M. Saint-Claus

Moi, j’en ai quatre.

M. Saint-Nicolas

Vous en avez quatre, et moi, j’en ai trois, donc vous êtes plus raisonnables que moi.

M. Saint-Claus

Vous avez raison, M. Saint-Nicolas.

M. Saint-Nicolas, comptant sur ses droits

Ah ! Maintenant j’en ai quatre, et puisque vous en avez quatre, vous êtes aussi raisonnables que moi, et moi, je suis aussi raisonnable que vous.

M. Saint-Claus
Ça me semble raisonnable, M. Saint-Nicolas.

M. Saint-Nicolas

Bien sûr, M. Saint-Claus, car nous sommes des hommes raisonnables.

Silence long. Un arbre n’entend pas la forêt mais une personne tombe.

M. Saint-Nicolas

Dites-moi, M. Saint-Claus, avez-vous des enfants avec qui vous partagez votre sang charmant ?

M. Saint-Claus

Oui ; j’ai trois enfants.

M. Saint-Nicolas

Ah ! Trois enfants ? J’en ai deux. Clairement, vous êtes plus fertiles que moi.

M. Saint-Claus

Non, non, M. Saint-Nicolas. Je suis sûr que vous êtes plus fertiles que moi.

M. Saint-Nicolas

M. Saint-Claus, vous êtes trop polis. Mais, je peux voir que vous avez des lombes d’un dieu ; donc, vous êtes plus fertiles que moi.

M. Saint-Claus

Vous avez tort, M. Saint-Nicolas. Je suis positif que votre dynastie sera aussi nombreuse que l’Empire mongol ; donc, vous êtes plus fertiles que moi.

M. Saint-Nicolas

Ho ho ho, M. Saint-Claus, vous êtes si charmants.

Ils s’inclinent une autre fois. Silence. L’auteur mange un croissant, et vice versa.

M. Saint-Claus

Une question, M. Saint-Nicolas.

M. Saint-Nicolas

Oui, M. Saint-Claus ?

M. Saint-Claus

Comment connaissez-vous Mme. Frost ?

M. Saint-Nicolas

Ah ! J’ai oublié de vous dire… je suis le fiancé de Mme. Frost. Je l’épouserai.

M. Saint-Claus

Quelle coïncidence ! Moi aussi ! Je l’épouserai aussi !

Silence. Tout d’un coup, ils réalisent le problème. Les quatre répliques prochaines doivent chevaucher un peu. Avec chaque inclination, les deux s’approchent un peu.

M. Saint-Claus, s’inclinant plusieurs fois

Comme j’ai dit, vous êtes le meilleur homme, donc vous devez l’épouser et je trouverai une femme inférieure pour moi-même.

M. Saint-Nicolas, s’inclinant plusieurs fois

Non, M. Saint-Claus, je ne peux pas ; vous êtes plus fertiles que moi et vous devez l’épouser pour faire une foule de bébés extraordinaires.

M. Saint-Claus, s’inclinant plusieurs fois

Mais non, M. Saint-Nicolas, je ne veux pas peupler le monde avec des enfants inflammables et fragiles ; s’il vous plait, s’il vous plait, épousez-la.

M. Saint-Nicolas, s’inclinant plusieurs fois

M. Saint-Claus, M. Saint-Claus, vous avez tort, je vous assure, je vous assure.

Ils arrêtent. Ensuite, les deux s’inclinent au même moment. Leurs têtes se heurtent. Ils tombent. Ni M. Saint-Claus, ni M. Saint-Nicolas ne bouge. Silence long.

M. Saint-Nicolas, montant sa tête un peu

Je pense que je vais perdre connaissance.

Silence long.

M. Saint-Claus, lentement

Vous êtes plus forts que moi, donc, d’abord, je vais perdre connaissance.

M. Saint-Claus perd connaissance. La cloche sonne. Les deux se lèvent immédiatement et se serrent la main jovialement. M. Saint-Nicolas quitte la scène ; il retourne avec une médaille. Il le met sur M. Saint-Claus. Les deux s’adressent les spectateurs.

M. Saint-Nicolas

M. Saint-Claus a gagné le match !

M. Saint-Nicolas applaudit. Quand les spectateurs applaudissent aussi, M. Saint-Nicolas lance des pétales et des fleurs sur M. Saint-Claus.

M. Saint-Claus, s’inclinant plusieurs fois

Merci ! Merci !

Rideau.

“La Duplicité” de Tom

April 20th, 2007 by amiryd

Tom Iadecola
4/17/07

La duplicité: pièce en une scène
Intérieur, dans un train de métro à Paris.  Les sièges sont les uns en face des autres.  Les lumières du tunnel courent en arrière dans les fenêtres.  Elles changent leur direction de temps en temps, quand elles veulent.  Sons de métro: des grinces, le bas grondement du train.  Il y a quatre ou cinq personnes dans le train, ils sont debouts ou assis, en train de lire leurs journaux, dormir, ou, si possible, penser.  Un de ces personnes s’appelle ROUGE.  Il est plutôt jeune, il a un trentaine d’ans.  Il ne s’est pas rasé pendant deux ou trois jours.  Il est assis, étendu, la tête incliné en arrière.  De temps en temps, il clignote, ou respire, ou soupire.

LA VOIX, d’un haute-parleur dans le plafond, comme s’il faisait une annonce:
Honnêtement, est-ce que personne ne m’écoute?  Non, non, ils lisent les signes ou la carte…  Eh bien, qu’importe, alors?  Je ne sais pas où nous sommes, de toute façon…  (gaiement) Prochain arrêt: Zagreb, et puis Bratislava, Luxembourg, Moscou, Pyongyang, Huangzhou, Tokyo, Melbourne, et, enfin, ta mère.  Soupire.

Le train s’arrêt avec un son sinistre dans une station de métro Parisienne.  Deux ou trois personnes sortent du train.  Ensuite, ils rentrent.  Un temps.  Ensuite, entre BLEU, un homme d’un certain âge qui paraît distingué, dans un veston de laine, un cardigan, une cravate, et des lunettes.  Le train recommence a rouler.

ROUGE, remarquant BLEU, se mettant en debout, avec un grand sourire et bras ouverts; il parle dans un ton amical:
Merde! (Un longue syllabe, transformant le dernier « e » dans une syllabe supplémentaire, longue aussi)

BLEU, les yeux s’allumants, souriant aussi, avec bras ouverts et un rire inquiet, ton surpris:
Putain!  Le mec qui m’énèrve!  Je ne sais même pas ton nom, salaud!

Ils s’embrassent.  Ils s’asseyent lourdement l’un en face de l’autre.  Du haute-parleur d’où on vient d’entendre la voix: un cri aigu de charge statique.  Personne ne réagit.  Ensuite, une version « musique d’ambiance » de « The Girl from Ipanema » commence et continue dans le fond sans fin.  Les gens dans le train nettoient leurs oreilles avec leurs doigts sans expression et puis s’arrêttent.

ROUGE, d’un ton vraiment intéressé et enthousiaste:
Que diable fais-tu ici?  J’espérait que je ne devrait pas te voir encore.  Et ta femme, elle est bien?  Et tes enfants?

BLEU, comme s’il disait ce qu’on dit normalement dans ces situations:
J’ai un classe de jeunes bohémiens prétentieux à enseigner à la Sorbonne.  (son ton change comme s’il disait, « Ces jeunes sont tellement géniaux, ») Si je pouvait les éviter par poussant des charbons chauds dans mon cul, je le ferais!  (il continue, enthousiaste aussi) Ma femme est grasse et agaçante, mais riche!  Et les enfants sont des petits démons gâtés qui ne peuvent pas me donner un moment du paix.  (ton optimiste) Au moins, je peux me consoler avec le fait que ta vie a été un échec absolue.  Et, de plus, j’ai un boulot et tu n’en as pas.

ROUGE, lui donnant un coup de coude espièglement, parlant comme s’il lui racontait une plaisanterie sale:
J’espère que oui, parce que c’est pour ça que je me couche avec ta femme!

LES DEUX, en voix hautes, comme s’ils rigolaient honnêtement (se frappant les genoux, etc., etc.), devenant de plus en plus lente, et perdant graduellement la qualité vive:
HA…  HA…  HA…  HA…  HA…  HA…  HA…  HA…  Ha…  Ha…  Ha…  Ha.

Les deux restent avec des sourires tristes et vides, sans se bouger.  Silence inconfortable.  Après un temps, ROUGE et BLEU commencent à faire ce qu’on fait pendant telles silences: ils tapent leurs pieds, ils craquent leurs doigts, ils soupirent, toujours avec leurs sourires imbéciles-mais-contents.  La situation est augmentée par « The Girl from Ipanema », qui continue à se répéter.

LA VOIX, sur la musique d’ambiance, comme s’il faisait une annonce; son ton devient lentement de plus en plus sincère:
Attention, passageurs: il y avait un temps où je jouait du trombone.  Je n’étais pas terrible, en fait.  Mais je voulait devenir chef d’orchestre, donc ce n’était pas grave.  Au moins j’étais plutôt content pendant cette époque là.    J’étais plus ou moins jeune, aussi.  Je n’avait pas de vrai père, pas de vrai mère non plus.  En fait, je me souviens d’un temps où c’était seulement moi et mon trombone.  Et puis j’ai décidé que ça serait mieux pour moi si je m’occupait de quelque chose d’« utile », et je suis devenu opérateur de métro.  Ce n’est pas chef d’orchestre, mais ici j’ai du contrôle de quelque chose, au moins… (il traîne au loin.  Il tousse, et puis il reprend son voix d’annonceur)  Prochain arrêt: Tombouctou!

Le train s’arrêt encore une fois dans une autre station Parisienne.  BLEU se met en debout pour sortir de la train.

BLEU, tournant à ROUGE, amicalement, mais rapidement et tout en un souffle:
Je vous dis au revoir parce que je ne veux pas vous offenser bien que je vous déteste.

ROUGE, restant assis, avec un geste amical de la main, extasié:
J’espère que tu meurs!

BLEU sort de la train avec deux ou trois autres (les mêmes qu’avant).  Ils rentrent sans BLEU.  Silence, sauf « Ipanema ».  ROUGE se met dans la même position dans laquelle il était au début.  Il fait claquer sa langue.  Longue silence.

LA VOIX, voix d’annonceur:
Attention, passageurs: je m’en fous de vous tous.  Bon soir.

Le train pousse des cris aigus jusqu’a ce qu’il s’arrêt.  Les lumières dans le train scintillent et s’éteignent, lachant seulement les lumières du tunnel et « The Girl From Ipanema », qui disparaît peu à peu dans le silence du théâtre.

RIDEAU

“Le Renard et le croque-monsieur” de JP

April 20th, 2007 by amiryd

Johnathan Pryor
Le renard et le croque-monsieur

On voit un ascenseur sur l’étape, vide. Un projecteur illumine l’ascenseur ; l’étape est sombre. L’ascenseur n’a que trois murs, et les spectateurs regardent la scène d’un côté. On entend quelque chanson banale et lente.
Un NARRATEUR entre ; c’est une fille, elle a peut-être 12 ans. Elle porte l’uniforme d’une mécanicienne sage et confiante.
NARRATRICE : Otis ! J’arrive ! Personne n’est là. Elle hésite ; s’ adresse aux spectateurs. Sa voix est paniquée. Je suis là pour secourir Otis, qui est emprisonnée dans l’ascenseur. Pauvre Otis, il était née dans un ascenseur bloquée. Il le prend le premier Vendredi de chaque mois entre 13h30 et 12h30. Il vient de crier… Je suis toujours trop tard…ou trop tôt. Elle hausse les épaules et quitte la scène.
OTIS parait sur l’étape, et appuie sur quelque bouton. On entend la bruit d’une porte d’ascenseur ouvrant, et puis il entre dans l’ascenseur. On entend la porte fermant. Otis regarde son horloge, tape du pied ; il a un air impatient. L’ascenseur commence à bouger ; on entend un bruit grinçant et un peu énervant. Chaque fois que l’ascenseur arrive à une autre étage, on entend un petit « beep. » Quand la porte s’ouvre, on entend un « ping. »
Un autre homme entre dans l’ascenseur.

L’AUTRE
27e étage ! Le sommet ! Il sort.
L’ascenseur « bouge » encore ; on entend les mêmes sons énervants. Otis a un air ennuyé. L’ascenseur descend au rez-de-chaussée. Les spectateurs n’ont aucune façon de deviner cette nouvelle. Un AUTRE, AUTRE HOMME entre. Il porte les shorts et un sombrero, presque trop large pour l’ascenseur. Il se met a cote d’Otis et ne fait rien.

OTIS (solennel)
Je croix que je te connais…Mes amis m’appellent Otis.
L’AUTRE, AUTRE HOMME (ravi)
Ich heisse Günter. I mean, my name is Günter. Pardon…je voulais dire que je m’appelle Günter. Embêtant, presque enragé. Quelquefois je déteste la Suisse. On ne sait jamais quelle langue il faut utiliser…
Les bruits de l’ascenseur recommencent, fortement et puis plus doucement.
OTIS
C’est sûr… mais j’habite en Italie. J’habite dans cet immeuble !
L’AUTRE, AUTRE HOMME rapidement
Je n’habite en Suisse non plus. J’habite dans cet immeuble aussi !
OTIS, tragiquement
C’est vraiment incroyable… C’est presque inconcevable… Moi, j’habite dans le 13e étage… c’est-à-dire que nous sommes… nous sommes…ehm…
L’AUTRE, AUTRE HOMME, (solennel)
Voisins!
OTIS (déçu)
J’avais espéré que nous étions des sœurs…
L’AUTRE, AUTRE HOMME (solennel)
Peut-être… j’habite dans le rez-de-chaussée, donc j’ai l’habitude d’utiliser les escaliers. Mais je ne veux pas négliger l’ascenseur. Il pourrait se ressentir triste…
OTIS
Je prends l’ascenseur entre 14h00 et 16h00 le Mardi. Maintenant je porte mon costume spécial. J’ai voulu me raser avant d’entrer, mais je n’avais pas de temps. J’ai peur d’arriver en retard…
L’AUTRE, AUTRE HOMME
Moi, je réserve mon costume pour l’escalier. Mais il s’en fou si je me rase ou pas.
Ils restent silencieux. Les bruits continuent pendant un ou deux minutes.
L’AUTRE, AUTRE HOMME (content)
Ah ! Le 98e étage ! Je suis arrivé chez moi.
Il quitte l’ascenseur et la scène.
OTIS penche sur un mur de l’ascenseur. Il sort deux tranches de pain d’une poche.
Ah ! Toast ! Les bruits recommencent.
Il regarde le pain fixement en attendant quelque chose. Il parle lentement.
Mais…il me faut…quelque chose…
Une spectatrice se lève et marche à l’étape, lentement et solennellement. Les bruits de l’ascenseur cessent. Elle entre dans la scène et le donne un grille pain. La corde traine par terre. Elle retourne lentement à son siège sans émotion.
OTIS accepte le grille-pain silencieusement, et l’examine. Les bruits de l’ascenseur recommencent.
Mais…il n’y a pas d’électricité…
Il le laisse tomber, et mange les tranches de pain lentement. Le son de l’ascenseur continue. Otis tape du pied, lentement et rythmiquement, chaque fois que le petit « beep » indique que l’ascenseur passe un autre étage. Les bruits continuent sans cesse pendant 5 minutes et 37 secondes, ou jusqu’à ce que les sectateurs s’endorment. Tout d’un coup, l’ascenseur (et les bruits) cessent. Un projecteur rouge illumine l’étape, et on entend les sifflements d’un serpent. Tout d’un coup, Otis crie et lance le grille pain au serpent invisible. Le bruit et l’action font sursauter les spectateurs.
OTIS lentement
Cette ascenseur est toujours plein de serpents…Je n’arrive pas à comprendre comment…Je déteste les serpents.
Le projecteur rouge est éteint. Les bruits de l’ascenseur recommencent et continuent pendant 47 secondes. OTIS chante, ou il ne chante pas. Finalement, les bruits cessent.
OTIS
Ah ! 13 !
Il commence à sortir de l’ascenseur, et puis il s’arrête, immobilisé, sur le point d’y quitter.
OTIS soupire, avec un air résigné.
Bloqué ! J’oublie toujours qu’il n’y a pas de 13e étage.
Un klaxon sonne, le projecteur rouge est allumé et la mécanicienne/ NARRATRICE reparait et se dépêche à l’aider.
NARRATRICE
Toujours trop tôt…
Etape sombre. On entend un fracas, la crie d’un éléphant, et la musique de l’ascenseur. Fin.

Hello world!

April 20th, 2007 by arlo

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